Mon engagement : La France doit retrouver sa pleine souveraineté. C’est en retrouvant son identité qu’elle pourra tenir son rôle au niveau international. Pour cela, je souhaite que l’on réforme en profondeur l’Union Européenne et que l’on retrouve notre pleine indépendance diplomatique en adoptant une position juste entre les États-Unis et la Russie.

– Union européenne –

Nous sommes en train de vivre ce qu’avaient prédit les opposants au Traité de Maastricht en 1992 : une dilution insupportable des pouvoirs des Nations et leur incapacité, en partie à cause de l’Union européenne, à reprendre en main leur destin.

La suppression pure et simple de l’Union européenne, ou la sortie de l’Euro, ne peuvent s’envisager sans crises profondes et durables. Ces orientations aggraveraient le désordre que nous subissons sans nous donner la possibilité de renouer avec la prospérité. Elles ne sont pas des pistes politiquement souhaitables. Ce n’est pas d’abord l’Union européenne qui est nécessaire à la France, mais la France qui est nécessaire à l’Union européenne.

En revanche, des modifications très significatives de l’UE sont nécessaires. Il se s’agit non pas d’y mettre fin mais d’en changer profondément le modèle.

Refonder entièrement l’Union européenne en concentrant son action sur les questions stratégiques : protection des frontières extérieures, lutte contre le terrorisme, engagement dans la bataille du numérique et du Big Data, investissement massif dans les biotechnologies et les énergies alternatives, financement des grandes infrastructures.

Redonner le pouvoir de décision et d’orientation aux chefs d’États et de Gouvernement.

Transformer la Commission européenne en secrétariat général chargée de mettre en œuvre la politique décidée par les conseils des chefs d’État et de Gouvernement.

Refuser l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne.

Négocier un grand traité de coopération entre l’UE et la Russie.

Changer radicalement de politique monétaire. Pour cela, il est nécessaire de mettre fin à l’indépendance de la BCE et donc de subordonner les décideurs monétaires aux décideurs politiques.

Rétablir la primauté du droit national sur le droit européen. Rendre les tribunaux français indépendants de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH).

Dénoncer les accords de Schengen et organiser le contrôle aux frontières terrestres et maritimes.

– Politique internationale –

Au cœur des crises très graves que nous traversons, l’attente exprimée dans le monde entier à l’égard de notre pays est immense. Nous avons renoncé à remplir notre rôle de puissance d’équilibre et de protection des minorités par lâcheté et par manque d’ambition. Nous devons mettre fin à l’aveuglement qui nous accable et revoir nos alliances dans le sens de nos intérêts objectifs.

Rompre les alliances de la France vis-à-vis de pays comme l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie.

Jouer un rôle d’équilibre entre les deux superpuissances que constituent la Chine et les Etats-Unis.

Mettre fin à l’alignement systématique vis-à-vis des États-Unis, notamment en sortant du commandement intégré de l’OTAN, et nouer un accord-cadre avec la Russie.

Refuser le libre-échange systématique (TAFTA, CETA) et choisir un modèle tourné résolument vers l’emploi, les circuits courts et la qualité des produits.

– Thanshumanisme –

Les progrès réalisés par la sciences ces dernières années dans les biotechnologies, les nanotechnologies et l’intelligence artificielle ouvrent de nouveaux enjeux dans notre rapport à la technologie et au progrès. L’homme augmenté par la technologie n’est plus une fiction. L’avancée de la science est une bonne chose lorsqu’elle reste au service de l’Homme. Or, l’apparition de nouvelles technologies risquent d’entrainer de graves déséquilibres au sein de nos sociétés. Il est urgent que le législateur se saisisse du sujet et assure le respect des grands principes sur lesquels se fonde notre société : principe d’indisponibilité du corps humain ; garantie que le corps humain ne soit considéré comme un matériau.

Garantir une distinction claire entre les robots et l’être humain. Le Parlement Européen (Rapport Delvaux du 16/02/2017) ayant voté un texte octroyant une « personnalité juridique » aux robots qui leur confère des « droits ». Nous souhaitons le retrait de ce texte par le Conseil Européen.

Garantir le principe que le corps humain n’est pas un matériau qui peut être « augmenté » par la technologie.

 

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